Ça fait des jours que la coloc m’achale en me demandant si j’ai posté sur notre blogue. Mais quoi écrire quand la rage que je cultive contre elle est tellement intense que je m’auto-censure?
J’ai donc décidé de vous raconter une série d’anecdotes impliquant mon propriétaire. Pour vous donner une idée du personnage, je vous dirai simplement qu’il s’agit d’un homme dans la trentaine d’origine italienne avec un accent assez prononcé, qui est quelque peu envahissant lorsqu'il s'agit de régir la vie d'appartement.
Le quatre et demi, du haut de son troisième étage, a un balcon qui donne sur la rue Clark. Sur le balcon, depuis le début de l’été, nous avons laissé traîner plusieurs objets qui sont tombés en bas, risquant chaque fois de tuer un piéton qui passait par là. Dans ces moments-là, le propriétaire est venu cogner à notre porte pour m’avertir.
12 juillet 2007
Toc toc toc!
J’ouvre la porte pour me faire dire : «vous avez laissé des bouteilles de bière vides sur votre balcon, il y en a une qui est tombée à cause du vent...»
Oh! Désolé monsieur, pourtant je croyais les avoir toutes ramassées. Gros mensonge.
4 septembre 2007
Toc toc toc!
Le proprio me dit de son accent italien : «votre cendrier est tombé en bas du balcon, emporté par le vent; il est tombé à quelques mètres d’un passant».
Je ne comprends pas, il me semble que je l’avais ramassé avant de rentrer. Gros mensonge.
22 octobre 2007
Buzz! (oui nous avons aussi une sonnette)
Toujours mon propriétaire qui vient me reprocher la même chose, cette fois-ci pour une plante en pot haute de deux pieds.
«Monsieur le propriétaire, je vous jure que je ne ferai plus d’agriculture sur mon balcon». Gros mensonge. Je songe même à faire pousser du maïs l’été prochain.
20 novembre 2007
Première neige. Je croise le propriétaire dans l’entrée du bloc qui s’assure que je vais bel et bien gratter la neige sur mon balcon, en me répétant à cinq reprises qu’il faut faire attention aux gens qui marchent sur le trottoir lorsque je jetterai la glace accumulée sur notre balcon par-dessus bord.
Aujourd'hui, 14 décembre 2007
TOC TOC TOC TOC TOC TOC!!! (il frappe fort et de façon insistante)
Je m’interroge sur qui peut bien frapper avec un aussi grand sentiment d’urgence. Je regarde par le judas de la porte. Le proprio. Pourtant, j’ai bel et bien payer mon loyer ce mois-ci...
Essoufflé, le regard perdu, la veine du front qui lui pompe au moins 3 trois litres de sang au cerveau toutes les minutes, il me dit paniqué :
- Alexis, ta coloc est tombée en bas du balcon!
- Oui, elle m’énervait ce soir, mais ne vous inquiétez pas, j’ai pris la peine de vérifier que personne ne passait dans la rue en même temps.
Mi-juin de l'année 2007. Lui se cherche un appartement; elle se cherche un coloc de toute urgence... Ils prennent la décision précipitée de vivre ensemble, sans savoir ce qui les attend l'un l'autre... Un choix qu'ils regrettent amèrement depuis. En fait, l'idée de faire un blogue à ce sujet a été le seul commun accord qu'ils ont pu avoir. En attendant donc impatiemment le 30 juin 2008...
vendredi 14 décembre 2007
mardi 4 décembre 2007
Le sapin a des boules
Le coloc en encore trouvé une façon de me pourrir la vie.
Son nouveau dada, mettre les gars que je “ramène à coucher” mal à l’aise.
Il le fait de différentes façons, par exemple en leur lâchant des petits calls très subtils comme: “Si je comprends bien, je ne déplie pas le divan-lit” ou bien, “tu vas voir, ma coloc est TRÈS RECEVANTE”
Jusque là, ça peut passer. Si le gars a de l’humour, il trouve ça sympathique à la limite.
Mais il devient de plus en plus désagréable:
“Fais attention, la coloc, elle va te mettre à la porte à 6h demain matin. Si tu restes jusqu’à 10h, t’es un chanceux”.
Sa toute dernière trouvaille, leur faire signer les boules de Noël se trouvant dans notre sapin (on en a maintenant plus que quatre), en prétendant que dans une semaine au plus tard, toutes les boules vont être signées.
Ça va trop loin! J’ai l’air de quoi moi? Après, faut que je m’explique auprès du gars en lui disant que non, c’est pas le cinquième à passer dans mon lit cette semaine.
Il invente n’importe quoi juste pour me nuire!
Vous savez quoi? Je crois bien que c’est de la frustration. Ne vous demandez pas pourquoi on n’entend jamais parler de ses histoires de cul sur ce blogue...
Son nouveau dada, mettre les gars que je “ramène à coucher” mal à l’aise.
Il le fait de différentes façons, par exemple en leur lâchant des petits calls très subtils comme: “Si je comprends bien, je ne déplie pas le divan-lit” ou bien, “tu vas voir, ma coloc est TRÈS RECEVANTE”
Jusque là, ça peut passer. Si le gars a de l’humour, il trouve ça sympathique à la limite.
Mais il devient de plus en plus désagréable:
“Fais attention, la coloc, elle va te mettre à la porte à 6h demain matin. Si tu restes jusqu’à 10h, t’es un chanceux”.
Sa toute dernière trouvaille, leur faire signer les boules de Noël se trouvant dans notre sapin (on en a maintenant plus que quatre), en prétendant que dans une semaine au plus tard, toutes les boules vont être signées.
Ça va trop loin! J’ai l’air de quoi moi? Après, faut que je m’explique auprès du gars en lui disant que non, c’est pas le cinquième à passer dans mon lit cette semaine.
Il invente n’importe quoi juste pour me nuire!
Vous savez quoi? Je crois bien que c’est de la frustration. Ne vous demandez pas pourquoi on n’entend jamais parler de ses histoires de cul sur ce blogue...
vendredi 30 novembre 2007
mardi 27 novembre 2007
mardi 20 novembre 2007
Première neige
Elle : Il va falloir que tu commences à gratter la neige sur le balcon.
Moi : Fuck you!
Elle : Heille, c'est toi le gars, c'est ta job!
Moi : T'es la fille pis tu fais ben pas la vaisselle!
Elle : VAS CHIER ESTI DE SEXISTE!
Moi : Fuck you!
Elle : Heille, c'est toi le gars, c'est ta job!
Moi : T'es la fille pis tu fais ben pas la vaisselle!
Elle : VAS CHIER ESTI DE SEXISTE!
samedi 17 novembre 2007
Notre conscience environnementale
Je trouve très important de prendre soin de notre planète; de diminuer notre consommation d’eau par exemple, de limiter nos déplacements ou encore mieux d’utiliser le transport en commun.
Quant à la coloc, elle recycle. Elle m’a agressé pendant des semaines pour que j’aille chercher un bac de récupération «à la Ville».
- Prends ton char pis vas à’ville! Y’les donnent!
- Euh… Pourquoi ce serait pas toi?
Beau geste, la récupération. Et je contribue autant que je peux, je vous le jure. Mais il ne suffit pas de mettre ses cannes de conserve et boîtes de carton dans le bac. Ce bac, il faut parfois le descendre à la rue. Et comme je m’occupe plus souvent qu’autrement de descendre les poubelles, je me suis permis de croire, en apportant ce satané bac de récupération à la maison, que la coloc – qui voulait tant recycler – s’occupe au moins de le descendre au bord de la rue une fois par semaine.
Eh ben non!
Il est là, dans le coin de notre cuisine depuis des semaines, et il commence à sentir bizarre.
Quant à la coloc, elle recycle. Elle m’a agressé pendant des semaines pour que j’aille chercher un bac de récupération «à la Ville».
- Prends ton char pis vas à’ville! Y’les donnent!
- Euh… Pourquoi ce serait pas toi?
Beau geste, la récupération. Et je contribue autant que je peux, je vous le jure. Mais il ne suffit pas de mettre ses cannes de conserve et boîtes de carton dans le bac. Ce bac, il faut parfois le descendre à la rue. Et comme je m’occupe plus souvent qu’autrement de descendre les poubelles, je me suis permis de croire, en apportant ce satané bac de récupération à la maison, que la coloc – qui voulait tant recycler – s’occupe au moins de le descendre au bord de la rue une fois par semaine.
Eh ben non!
Il est là, dans le coin de notre cuisine depuis des semaines, et il commence à sentir bizarre.
lundi 12 novembre 2007
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