Mi-juin de l'année 2007. Lui se cherche un appartement; elle se cherche un coloc de toute urgence... Ils prennent la décision précipitée de vivre ensemble, sans savoir ce qui les attend l'un l'autre... Un choix qu'ils regrettent amèrement depuis. En fait, l'idée de faire un blogue à ce sujet a été le seul commun accord qu'ils ont pu avoir. En attendant donc impatiemment le 30 juin 2008...
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vendredi 19 octobre 2007

Paiement garanti

Ce matin, la coloc a mal à la vie.

Elle est rentrée aux petites heures en faisant le maximum de bruit comme à l’habitude. Je me suis réveillé pour lui faire savoir qu’elle ne vivait pas seule.

Moi : Grosse soirée?
Elle (pactée, évidemment) : Mets-en! On est sortis à Pointe-aux-Trembles pis j’ai payé zéro!
Moi : Je comprends! Avec l’osti de décolleté que t’as, c’est normal de s’être fait payer à boire de même! (il fallait vraiment le voir son décolleté à la coloc!)
Elle : Je vais à la toilette pis je te raconte ça après!
Moi (faisant semblant d’être intéressé) : OK, je t’attends…

Après quelques minutes, elle revient…

Moi (en bâillant) : Fak? Grosse soirée?
Elle : Mets-en! On est sortis à Pointe-aux-Trembles pis j’ai payé zéro!

Je me permets ici un aparté. Vous aurez remarqué ici que la coloc a répété exactement la même phrase qu'en arrivant. Effectivement, il s'agit chez elle d'un effet secondaire dû à sa consommation excessive d'alcool (personne ne peut l'en blâmer, elle va à l'université).

Pour expliquer simplement, il s'agit d'une perte de la mémoire à court terme qui est proportionnellement lié à la quantité d'alcool ingurgitée. Vous devez présentement vous dire qu'il s'agit d'un problème fréquent et commun, mais - croyez-moi - vous avez gravement tord. Moi-même, je me suis déjà réveillé un matin sans me rappeler des événements de la veille, mais je peux vous dire que dans le cas de la coloc, c'est un véritable problème. Elle n'aura même pas de flash-back de remords, non! Son cerveau se met simplement à off. La preuve, c'est que ce matin, elle n'a aucun souvenir de ce qui va suivre...


On va se coucher… Au moment où je suis sur le point de me rendormir, j’entends la coloc sortir de sa chambre en catastrophe, se diriger à toute allure vers la salle de bain et vomir comme jamais auparavant…

Je me lève, me rhabille, vais à la cuisine chercher un verre d’eau et une compresse d’eau froide et cogne à la porte de la salle de bain.

Moi (compatissant) : Ça va?
Elle (péniblement) : Oui…
Moi : Je te laisse un verre d’eau à côté de la porte…
Elle : OK… (elle dégueule) Merci…
Moi : T’es pas en train de mourir, t’es sûre?
Elle : Non, je vais pouvoir payer mon loyer, je te le jure…

Fiou! C’est exactement la question que je me posais à cet instant précis.

Je suis allé me recoucher satisfait de la réponse que j’avais eue. C’est sûr que j’aimerais bien changer de coloc, mais là, on arrive à la fin du mois, ce serait trop court comme délai pour lui trouver une remplaçante…

mercredi 3 octobre 2007

Rectifications...

Bon, voilà maintenant qu'il se permet de commenter mes agissements... Piètre analyse cher coloc!

Remettons donc les pendules à l'heure.

Premièrement, insinuer - et je cite - "qu'il est italien: le cliché, quoi! Et elle se laisse berner quand même..."

Là-dessus, il faut tirer quoi comme conclusion, dites-moi? Que les filles qui frenchent dans un bar, et des italiens de surcroît, se font berner? C'est vrai que nous, membres du sexe faible, on se fait toujours avoir par les méchants hommes! Et pas de danger qu'on ait juste le goût d'avoir du fun en ayant pleinement conscience de ce qu'on fait, ben non voyons!

Deuxièmement, il dit que je cherchais toujours son regard approbateur? Encore une fois, il est évident que je ne peux rien faire toute seule, du moins ça semble là être son opinion. Mais je crois plutôt que je me souciais de ne pas le laisser tout seul. Au départ, quand je flirtais avec l'italien, nous n'étions que tous les trois. Je craignais de le laisser à part. J'ai déjà été la troisième roue du carosse et je sais que ce n'est pas une situation très agréable. Mais bon, voyez ce que ça fait de se préoccuper des gens...

Troisièmement, il critique ma vie sexuelle? De quel droit? Aucune idée! Pour ton information mon cher coloc.. (et là, savourez le moment de mauvais reality show!) eh bien, l'italien est bel et bien resté coucher! (Wow... quel revirement de situation!) La raison pour laquelle tu ne l'as pas revu le lendemain matin est que je l'ai mis à la porte tôt, prétextant que j'avais une foule de chose prévues au cours de la matinée.

Pourquoi ne pas lui avoir dit? Juste parce que ce n'était pas de ses affaires! On n'est que colocs tsé...

La prochaine fois, il devrait penser un peu plus avant de tirer des conclusions sur ma vie...

dimanche 30 septembre 2007

L'épisode du bar

Des amis? À Montréal? Ben j'en ai quelques-uns, ouais. Des bons vrais amis, pas que de simples connaissances. Et de la famille aussi; mon cousin Bruno pour être plus précis.

Pas eu besoin de me faire présenter des gens pour être heureux. J'avoue par contre que l'épisode du bar me laisse perplexe. J'étais sorti avec la coloc en me disant que nous étions capables de laisser nos querelles de côté l'instant d'une soirée.

En patientant plus d'une heure et demie avant d'entrer dans le bar, on a rencontré des gens fort sympathiques. Il était donc normal de poursuivre ensemble nos discussions à l'intérieur autour d'une bière.

Je regarde la coloc agir. Elle me fait rire lorsque, chaque fois qu'elle pose un geste, cherche immédiatement mon regard approbateur. Bref, elle se met à frencher un des gars du groupe et moi, je discute avec le reste.

En terminant la soirée, les amis du gars me demandent mon numéro pour qu'on puisse se revoir et prendre une bière ensemble une autre fois. Remarquez que c'est bien normal, c'est le genre de chose qui m'arrive régulièrement. La coloc à ce moment-là est toujours en train de frencher celui qui l'a séduite (il est italien: le cliché, quoi! Et elle se laisse berner quand même...).

Analysant la situation, je comprends qu'il y a de fortes chances pour que le gars vienne coucher chez nous. Je dis donc à ses amis : "j'ai rien pour noter vos numéros, les gars, mais je le demanderai à L****** en déjeunant demain matin."

Logique?

Eh ben non! Le gars prend bel et bien un taxi avec nous. Il débarque du taxi chez nous. Il marche sur le trottoir qui mène chez nous. Moi je monte me coucher en les laissant discuter en bas. Et le lendemain matin, pas d'italien dans la cuisine en train de déjeuner. Pas d'italien dans le salon, pas d'italien dans la chambre de la coloc non plus. Aucune trace d'italien nulle part!

Elle l'a fait rentrer chez lui hier soir! ET ELLE N'A MÊME PAS PRIS SON NUMÉRO!

Du coup, j'ai perdu le numéro de trois bons gars parce qu'apparemment, mademoiselle ne couche jamais avec un garçon le premier soir. Pfff! Pathétique!

EDIT