Bon, tout d’abord, désolée pour mon/notre manque de rigueur des dernières semaines/mois... mais ma rencontre avec Nicolas, mon mariage et tout ce qui s’en suivi ont grandement réduit mes présences dans le 4 et demi (lire entre les lignes: moins de présences dans le 4 et demi = moins de risques de litiges entre le coloc et moi-même = moins de trucs à vous raconter).
De son côté, Alexis a également été plutôt absent de la vie quatrédemiène en raison d’un horaire de travail chargé et... d’une nouvelle relation amoureuse (à distance de surcroît). Notre pauvre appartement a donc été presque désert pendant un mois, exceptés pour les pit stop qu’Alexis ou moi faisions afin d’aller chercher un truc, faire un peu de lavage ou grignoter un cornichon (seul aliment encore bouffable dans notre réfrigérateur); le tout, sans jamais nous croiser.
Malgré tout, nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvions pas passer notre vie sur la trotte, ça devenait fatiguant. Nous avons donc réintégré graduellement, et à contre-coeur, notre colocation. Une certaine motivation à bien faire fonctionner les choses entre nous s’est toutefois installée... probablement parce qu’il nous reste moins d’un mois à cohabiter!
Mais laissez-moi vous parler de mon retour au 4 et demi.
Alexis était revenu quelques jours avant moi et s’était habitué à vivre seul, comme s’il n’avait plus de colocataire. J’entre dans l’appartement, dépose ma tonne de bagages et lance sur ton enjoué: « Hey, salut! Y’a quelqu’un? »
J’entends alors un brouhaha provenant du salon, puis: « Émilie? C’est toi?? ». J’enlève mes souliers en lui répondant que c’est bien moi. Je m’avance dans le couloir juste au moment où il crie: « NON!!!! ATTENDS!!! ». Je me retourne brusquement pour faire marche arrière. Je lui dit en blague: « Haha, ouais, habilles-toi! ».
Pas de réponse.
J’entends des murmures et des trucs qui tombent par terre. Je vois enfin arriver Alexis, l’air embarassé et attanchant ses jeans, suivi par une fille, l’air tout aussi embarassée, qui se trouve à être sa nouvelle copine. Ils me saluent timidement et vont s’enfermer en quatrième vitesse dans la chambre du coloc.
Welcome back, Émilie!
Mi-juin de l'année 2007. Lui se cherche un appartement; elle se cherche un coloc de toute urgence... Ils prennent la décision précipitée de vivre ensemble, sans savoir ce qui les attend l'un l'autre... Un choix qu'ils regrettent amèrement depuis. En fait, l'idée de faire un blogue à ce sujet a été le seul commun accord qu'ils ont pu avoir. En attendant donc impatiemment le 30 juin 2008...
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mardi 10 juin 2008
vendredi 22 février 2008
De Benoît XVI à Hugh Hefner
La wildness s’est emparée du coloc.
Neuf heures ce matin, je suis encore dans les vapes du sommeil (et j’en profite, mon statut d’insomniaque chronique m’empêchant de laisser s’échapper toutes parcelles de dodo se trouvant à ma portée). Donc, je suis dans mon lit, semi-comateuse, lorsque j’entends le loquet de la porte du 4 et demi, puis la porte s’ouvrir et le coloc entrer. Il a découché?
Je n’ai même pas le temps de me réveiller entièrement pour aller le questionner qu’il a déjà pris une douche et est reparti aussitôt pour aller travailler. Déception!
Depuis deux semaines, c’est arrivé trois fois. Vous vous rendez compte? Rien de si exceptionnel, vous allez me dire. Ça, c’est parce que vous ignorez qu’il vivait tel un moine abstinent depuis environ UN AN! Nenon, je ne blague pas, un an, pour vrai. Et bang, du jour au lendemain : virage à 180 degrés.
Pour être franche, je vois déjà une différence dans son comportement. Je me doutais bien que derrière ce jeune homme plutôt aigri, se cachait une profonde frustration sexuelle. J’ai manqué ma vocation, moi. J’aurais dû étudier en sexo... Je me croise les doigts pour qu’il continue à s’épanouir de la sorte. Ainsi, peut-être sa désagréabilité s’estompera-t-elle davantage.
On va finir par faire quelque chose avec lui, les amis, croyez-moi!
Neuf heures ce matin, je suis encore dans les vapes du sommeil (et j’en profite, mon statut d’insomniaque chronique m’empêchant de laisser s’échapper toutes parcelles de dodo se trouvant à ma portée). Donc, je suis dans mon lit, semi-comateuse, lorsque j’entends le loquet de la porte du 4 et demi, puis la porte s’ouvrir et le coloc entrer. Il a découché?
Je n’ai même pas le temps de me réveiller entièrement pour aller le questionner qu’il a déjà pris une douche et est reparti aussitôt pour aller travailler. Déception!
Depuis deux semaines, c’est arrivé trois fois. Vous vous rendez compte? Rien de si exceptionnel, vous allez me dire. Ça, c’est parce que vous ignorez qu’il vivait tel un moine abstinent depuis environ UN AN! Nenon, je ne blague pas, un an, pour vrai. Et bang, du jour au lendemain : virage à 180 degrés.
Pour être franche, je vois déjà une différence dans son comportement. Je me doutais bien que derrière ce jeune homme plutôt aigri, se cachait une profonde frustration sexuelle. J’ai manqué ma vocation, moi. J’aurais dû étudier en sexo... Je me croise les doigts pour qu’il continue à s’épanouir de la sorte. Ainsi, peut-être sa désagréabilité s’estompera-t-elle davantage.
On va finir par faire quelque chose avec lui, les amis, croyez-moi!
mardi 4 décembre 2007
Le sapin a des boules
Le coloc en encore trouvé une façon de me pourrir la vie.
Son nouveau dada, mettre les gars que je “ramène à coucher” mal à l’aise.
Il le fait de différentes façons, par exemple en leur lâchant des petits calls très subtils comme: “Si je comprends bien, je ne déplie pas le divan-lit” ou bien, “tu vas voir, ma coloc est TRÈS RECEVANTE”
Jusque là, ça peut passer. Si le gars a de l’humour, il trouve ça sympathique à la limite.
Mais il devient de plus en plus désagréable:
“Fais attention, la coloc, elle va te mettre à la porte à 6h demain matin. Si tu restes jusqu’à 10h, t’es un chanceux”.
Sa toute dernière trouvaille, leur faire signer les boules de Noël se trouvant dans notre sapin (on en a maintenant plus que quatre), en prétendant que dans une semaine au plus tard, toutes les boules vont être signées.
Ça va trop loin! J’ai l’air de quoi moi? Après, faut que je m’explique auprès du gars en lui disant que non, c’est pas le cinquième à passer dans mon lit cette semaine.
Il invente n’importe quoi juste pour me nuire!
Vous savez quoi? Je crois bien que c’est de la frustration. Ne vous demandez pas pourquoi on n’entend jamais parler de ses histoires de cul sur ce blogue...
Son nouveau dada, mettre les gars que je “ramène à coucher” mal à l’aise.
Il le fait de différentes façons, par exemple en leur lâchant des petits calls très subtils comme: “Si je comprends bien, je ne déplie pas le divan-lit” ou bien, “tu vas voir, ma coloc est TRÈS RECEVANTE”
Jusque là, ça peut passer. Si le gars a de l’humour, il trouve ça sympathique à la limite.
Mais il devient de plus en plus désagréable:
“Fais attention, la coloc, elle va te mettre à la porte à 6h demain matin. Si tu restes jusqu’à 10h, t’es un chanceux”.
Sa toute dernière trouvaille, leur faire signer les boules de Noël se trouvant dans notre sapin (on en a maintenant plus que quatre), en prétendant que dans une semaine au plus tard, toutes les boules vont être signées.
Ça va trop loin! J’ai l’air de quoi moi? Après, faut que je m’explique auprès du gars en lui disant que non, c’est pas le cinquième à passer dans mon lit cette semaine.
Il invente n’importe quoi juste pour me nuire!
Vous savez quoi? Je crois bien que c’est de la frustration. Ne vous demandez pas pourquoi on n’entend jamais parler de ses histoires de cul sur ce blogue...
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